Lauréates de 2004

Allison Brewer
Iqaluit (Nunavut)

Allison Brewer oeuvre sans relâche pour l'égalité de tous les humains, surtout des collectivités de personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres. Du Nouveau-Brunswick au Nunavut, les activités de Mme Brewer en journalisme, au sein du mouvement ouvrier et dans le domaine du bénévolat ont souvent porté sur les droits de la personne et les questions de justice sociale. Mère de trois enfants, dont l'un est atteint du syndrome de Down's, elle défend depuis longtemps les droits des personnes handicapées. En tant que fondatrice et ancienne directrice de la Clinique Morgentaler à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, Mme  Brewer défend avec acharnement le droit de choisir des femmes. à titre de vice-présidente du Qulliit Nunavut Status of Women Council, Mme  Brewer a fait la promotion du droit à l'égalité des femmes et des filles du Nunavut. Récemment, elle a dirigé la campagne d'appui à la Nunavut Human Rights Act, une loi qui vise notamment à protéger les citoyennes et les citoyens contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. De plus, Mme  Brewer poursuit ses travaux en étant membre fondatrice de l'Iqaluit Pride and Friends of Pride et elle appuie la reconnaissance juridique du mariage entre conjoints de même sexe.

Léa Cousineau
Montréal (Québec)

Mue par son désir de soutenir les femmes qui cherchent à suivre une formation pour réaliser leur plein potentiel ainsi qu'à mettre leur savoir-faire en valeur, Léa Cousineau travaille à améliorer la représentation des femmes dans les diverses facettes du processus municipal de décision. En qualité de membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et de la Commission de la sécurité publique de la Communauté urbaine de Montréal, elle a ouvert un grand nombre d'emplois non traditionnels aux femmes à l'intérieur de la Ville grâce à un accord d'équité en emploi avec les syndicats concernés. Elle a contribué à un grand nombre de changements dans le Service de police de Montréal, incluant l'augmentation du nombre de recrues féminines et l'adoption d'une approche plus transparente du maintien de l'ordre, plus à l'écoute de la communauté. Elle a siégé au Conseil du statut de la femme et a assumé les fonctions de sous-ministre associée à la condition féminine au sein du gouvernement québécois où elle a soutenu à l'implantation d'un programme d'analyse différenciée selon les sexes et un programme de subvention pour soutenir l'implication des Québécoises dans le développement régional. Elle préside actuellement la Commission des partenaires du marché du travail au Québec.

Huberte Gautreau
Moncton (Nouveau-Brunswick)

Huberte Gautreau a passé sa vie à défendre les droits des femmes et des groupes désavantagés, en particulier au Nouveau-Brunswick, sa province natale. Enseignante et infirmière de profession, elle a mis ses compétences au service des familles vivant dans la violence. Elle est notamment l'une des cofondatrices du Carrefour pour femmes, un refuge pour les femmes et les enfants victimes de violence à Moncton. Consciente de la nécessité d'offrir counselling et orientation aux hommes portés à la violence, Mme Gautreau a co-fondé le Groupe Option, qui leur vient en aide. Elle a été conseillère en harcèlement sexuel et sexiste et coordonnatrice pour l'éducation à la solidarité internationale à l'Université de Moncton. Elle a aussi prêté son savoir-faire à la conception de vidéos éducatives sur le SIDA et l'hépatite à l'intention des détenus. Mme Gautreau a présidé la Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick et mis sur pied le comité provincial pour la Marche mondiale des femmes dont elle a été la présidente francophone. Mme Gautreau continue de défendre défendre l'adoption d'une loi sur l'équité salariale et est actuellement porte-parole du comité Concerned Citizens for Peace/Comité pour la paix, comité qui milite pour la non-participation du Canada au bouclier antimissile américain.

Bonnie Sherr Klein
Vancouver (Colombie-Britannique)

Bonnie Sherr Klein, cinéaste d'avant-garde, privilégie les questions de justice sociale et donne la parole à ceux qu'on ignore ou dont on donne une fausse image, notamment les femmes, les personnes handicapées et les jeunes. Elle a fait de nombreux documentaires pour l'Office national du film du Canada, plus particulièrement au Studio D, le Women's Studio . Son film sorti en 1981, C'est surtout pas de l'amour : un film sur la pornographie , a lancé le débat sur ce sujet. Elle a codirigé Speaking Our Peace , un documentaire qui traite de la prise de position des femmes à l'égard de la paix et du pouvoir. En 1987, alors qu'elle avait autour de 45 ans, un très grave accident vasculaire cérébral lui a causé une invalidité résiduelle. Par le biais de nombreux articles, de productions radiophoniques primées et de Slow Dance: A Story of Stroke, Love and Disability , elle a relaté le cheminement de sa réadaptation fonctionnelle. L'Université Ryerson lui a rendu hommage en lui décernant un doctorat honorifique. Mme Klein est cofondatrice de la Society for Disability Arts and Culture qui organise les festivals KickstART, et elle y fait office de conseillère artistique à titre bénévole. Le film qu'elle met en scène actuellement, son premier depuis son attaque il y a 17 ans, a pour thème les artistes souffrant d'un handicap. Elle vit sur la Sunshine Coast avec son mari Michael; ils ont deux enfants, Naomi et Seth.

Chi Nguyen (Prix jeunesse)
Ottawa (Ontario)

Chi Nguyen a récemment obtenu un diplôme de l'Université McGill où son intérêt pour la politique canadienne l'a amenée à mettre sur pied le programme Women in House en 2001. Ce programme consiste à jumeler des étudiantes avec une dirigeante politique pour une expérience d'observation au travail de deux jours à Ottawa. Mme  Nguyen a également joué un rôle actif au sein de nombreux projets communautaires allant de l'éducation des jeunes femmes sur leur santé sexuelle à l'amélioration de leurs connaissances sur le monde politique et de leur participation démocratique. à l'heure actuelle, elle est membre du conseil d'administration du Réseau canadien pour la santé des femmes et du comité directeur d'une nouvelle fondation nationale pour la santé génésique au Canada : Canadians for Choice. Son plus récent projet a été une initiative en direct intitulée Young Women Vote: The 20,000 Project qui visait à encourager au moins 20 000 jeunes femmes à s'engager à voter. Mme Nguyen est aussi coauteure de l'ouvrage The Little Black Book: A Guide to Sexual Health for Grrrls by Grrrls publié en 2001 par l'agence St. Stephen's Community House. Mme  Nguyen, qui a déjà remporté la mention Femme de distinction du YWCA en 1999 pour son travail au Venus Magazine et pour ses travaux auprès dans la collectivité de Toronto, a et continuera sans aucun doute de faire une différence au chapitre de l'égalité des femmes et de l'égalité entre les sexes.

Rosemary Speirs
Toronto (Ontario)

L'une des journalistes politiques les plus en vue au Canada, Rosemary Speirs est aussi fondatrice et présidente du groupe à Voix Égales/Equal Voice. Cet important organisme national de défense des droits tente de faire accroître le nombre d'élues à tous les ordres de gouvernement au Canada. Le groupe À Voix égales est composé de politiciennes élues et d'activistes politiques provenant de tous les grands partis politiques et de toutes les régions du pays . Mme  Speirs a également fondé le groupe ConneXions politiques des femmes qui relie des groupes de femmes et des personnalités du Canada afin de favoriser l'élection d'un plus grand nombre de femmes. Dans des observations présentées à la Commission du droit du Canada, Mme  Speirs a exigé des réformes électorales visant à instaurer un Parlement plus équitable fondé sur la représentation proportionnelle. Au nom du groupe À Voix Égales, elle a aussi exercé des pressions pour que des mesures positives soient prises volontairement par les partis politiques afin de faire augmenter de façon significative le nombre de femmes qui sont nommées candidates aux élections. En 1994, Mme  Speirs a rédigé le mémoire présenté à la Commission sur la réforme électorale du Canada dont on s'est ensuite inspiré pour apporter des réformes au financement des élections en 2003. Par ses efforts soutenus au sein du groupe À Voix Égales, Mme  Speirs fait connaître aux Canadiennes et aux Canadiens les progrès accomplis et les nombreuses entraves à la représentation égale des femmes qui subsistent

Frances Wright
Calgary (Alberta)

Les Cinq femmes célèbres furent des championnes de la démocratie canadienne. C'est avec plaisir que Frances Wright a fait connaître ces admirables bâtisseuses de la nation et leurs réalisations aux Canadiennes et aux Canadiens, ainsi qu'à des citoyennes et citoyens d'autres pays. Ces féministes remarquables ont inspiré à Mme  Wright l'idée de créer la Fondation Famous 5 (1996) pour rendre hommage à leurs accomplissements et à ceux d'autres femmes. Grâce au leadership de Mme  Wright, l'oeuvre des Cinq femmes célèbres a été honorée de maintes manières : des statues de bronze plus grandes que nature ont été érigées à l'Olympic Plaza de Calgary et sur la colline du Parlement à Ottawa, des programmes pour les jeunes, un guide éducatif et des manuels ont été élaborés et un timbre-poste a été émis. De plus, un nouveau billet de cinquante dollars, qui rend aussi hommage à Thérèse Casgrain, sera mis en circulation! Appuyée par des bénévoles extraordinaires et par des sociétés commanditaires de partout au Canada, Frances Wright suit l'exemple des Cinq femmes célèbres - elle ne fait que commencer à donner aux femmes et aux hommes l'occasion de participer à l'édification du Canada. Unissant sa voix à celle d'autres Canadiennes et Canadiens, Mme Wright s'efforce de redonner à l'hymne national du Canada son caractère englobant initial en proposant que l'on modifie la version anglaise pour que celle-ci dise désormais « True patriot love, in all of us command!  ».

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