Introduction à l'ACS+

Les suppositions personnelles influent sur les politiques publiques

Nous supposons souvent que notre travail ou nos politiques touchent l’ensemble de la population canadienne de la même façon et qu’il n’est donc pas nécessaire de tenir compte d’enjeux liés au genre ou à la diversité.

L’ACS+ nous aide à reconnaître et à dépasser nos suppositions, de sorte que nous puissions saisir les réalités vécues par les personnes, puis trouver des moyens de répondre à leurs besoins. Mais on ne peut comprendre comment une initiative touchera une population de façon particulière qu’après avoir procédé à une ACS+. Les suppositions erronées peuvent avoir des répercussions néfastes ou inattendues sur des populations données.

Voyez large!Voyez large! Voulez-vous explorer les préjugés dont vous n’avez pas conscience? Selon leur site Web, Project Implicit est un organisme sans but lucratif et réseau collaboratif international de personnes qui mènent des recherches sur la cognition sociale implicite – en d’autres mots, les pensées et les sentiments qui ne font pas partie de la conscience et du contrôle délibéré. Project Implicit est le fruit d’une équipe de scientifiques dont la recherche a produit de nouvelles façons de comprendre les attitudes, les stéréotypes et autres préjugés cachés qui influencent la perception, le jugement et l’action. Vous trouverez sur leur site Web un test gratuit qui vous aidera à explorer les associations implicites que vous faites au sujet de la race, du genre, de l’orientation sexuelle et autres sujets! Le site Web est disponible en anglais seulement à partir d’un lien externe.

Remettez en question vos suppositions en vous posant les questions suivantes :

Remettez en question vos suppositions en vous posant les questions suivantes :

  • Est-ce que je tiens pour acquis que les enjeux sur lesquels je travaille sont non genrés et exempts de considérations culturelles? Est-ce que ma façon de les envisager est libre de tout capacitisme (c.-à-d., un préjugé ou traitement défavorable envers les personnes en situation de handicap)? Est-ce que je me fonde pour cela uniquement sur ma propre expérience?
  • Est-il possible que mes suppositions m’empêchent de poser certaines questions et d’entendre ou de comprendre les réponses qui sortent du cadre de mon expérience de vie?
  • Mes principes et attitudes, conjugués à ceux de l’organisation, des institutions auxquelles j’ai affaire et de la société dans son ensemble, limitent-ils l’éventail de possibilités que je prends en considération dans l’élaboration d’une politique?