Bâtir une économie de l’innovation au Canada : pratiques exemplaires favorisant l’intégration des femmes dans les secteurs non traditionnels

Aperçu du forum d’échange de connaissances
Tenu le 25 mars 2014 au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada

Contexte

Le 25 mars 2014, Condition féminine Canada a tenu, en partenariat avec le Programme du travail, Hydro Ottawa et le Bureau de la condition féminine de la Saskatchewan, un forum d’échange d’information intitulé Bâtir une économie de l’innovation au Canada : pratiques exemplaires favorisant l’intégration des femmes dans les secteurs non traditionnels au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada, à Ottawa. Une foule de parties prenantes représentant les gouvernements fédéral et provinciaux, les universités et établissements de formation, les associations professionnelles, les organismes sans but lucratif et les employeurs du secteur privé s’y étaient donné rendez-vous.

Plus de 270 personnes y ont écouté 15 spécialistes des quatre coins du pays parler de leurs efforts en vue d’ouvrir plus grandes aux femmes les portes de secteurs tels que les mines, le génie, les forêts et les métiers spécialisés.

Au discours liminaire prononcé par Zoe Yujnovich, présidente de l’Association minière du Canada, s’ajoutaient des tables rondes sectorielles, une Vitrine du savoir, présentant des moyens novateurs d’embauche, de mobilisation et de rétention des femmes dans les secteurs dits « non traditionnels » (c’est-à-dire des secteurs traditionnellement réservés aux hommes), et une Foire d’information, consacrée au réseautage.

Voici donc en résumé les principales constatations et conclusions du rapport sommaire sur le forum Bâtir une économie de l’innovation au Canada : pratiques exemplaires favorisant l’intégration des femmes dans les secteurs non traditionnels.

Résumé des thèmes principaux : obstacles et pratiques exemplaires

Obstacles

Face aux défis auxquels se butent les femmes voulant accéder à des secteurs qui ne leur sont pas traditionnels, il est important de prendre acte des progrès réalisés à ce jour. Les femmes de 25 à 34 ans détiennent maintenant 59 % des diplômes en sciences et technologie qui ont été décernés dans leur groupe d’âge au Canada, leur proportion en génie s’est aussi accrue pour atteindre 23 %. Or, le changement s’opère lentement et nulle part cela n’est-il plus vrai que dans les métiers spécialisés, où les apprenties ne représentent que 16 % des inscriptions aux programmes d’apprentissage.

Le parcours des femmes qui choisissent une carrière ou un métier « non traditionnel » est jalonné d’obstacles complexes. Cela va de l’élaboration de curriculums à l’école primaire et secondaire au recrutement collégial et universitaire en passant par l’embauche, le maintien et l’avancement des femmes dans les secteurs correspondants.

Encore de nos jours, rien n’est fait pour donner aux toutes jeunes femmes le goût d’une carrière prometteuse dans les sciences, la technologie, le génie et les mathématiques (STEGMA), tandis que les femmes qui évoluent dans ces secteurs continuent d’invoquer en tant que freins à leur participation la difficulté de concilier travail et famille, les horaires rigides, le manque de modèles féminins, un climat de travail hostile, le harcèlement et les possibilités limitées d’avancement.

On reconnaissait également que l’accès aux débouchés n’est pas le même pour toutes les femmes. Il faudrait donc se livrer à un examen des obstacles et des mécanismes de soutien nécessaires dans une optique intersectorielle.

Pratiques exemplaires

Attirer et former

Quel que soit le secteur, il était clair que, pour intéresser les femmes aux emplois « non traditionnels », il faut s’y prendre tôt, car leur socialisation et l’éducation qu’elles reçoivent pendant leur enfance sont déterminantes. Les oratrices ont également tiré les conclusions suivantes :

Recruter

Le recrutement des femmes a ceci de difficile qu’il faut les amener à postuler des emplois et gérer les préjugés des comités d’embauche. Les présentatrices ont tiré les conclusions suivantes :

Maintenir

De nombreux secteurs dits « non traditionnels » observent une baisse de participation des femmes dans les cinq à dix années suivant l’obtention du diplôme. Ce phénomène est attribuable à des obstacles tels qu’un climat de travail éprouvant, la rigidité des horaires de travail et la difficulté de concilier travail-famille. Les présentatrices ont tiré les conclusions suivantes :

Avancer

Un « plafond de verre » continuer d’empêcher les femmes de gravir les échelons dans les secteurs « non traditionnels ». Les présentatrices ont tiré les conclusions suivantes :

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