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Emilie Nicolas, Lauréate, 2014, Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne »

Emilie Nicolas, Lauréate, 2014, Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne »

C'est un honneur pour moi d'être ce matin devant vous,
un honneur d'être choisie, puisque j'ai vu au cours des
dernières années tant de Canadiens et tant de Canadiennes
qui se battent aussi jour après jour pour les droits
des femmes et des filles.
On se souvient tous du débat au Québec l'an dernier.
La Charte des valeurs québécoises aurait eu de
graves conséquences sur l'accès des femmes à l'éducation,
à l'emploi, aux services gouvernementaux
et sur leur liberté de conscience et de religion.
À mesure que le débat progressait,
j'entendais de plus en plus souvent parler d'amies
musulmanes qui se faisaient harceler sur le campus,
cracher dessus dans la rue ou refuser une entrevue d'emploi.
Il fallait que cela cesse.
Nous étions une dizaine, puis une centaine, puis des milliers,
mobilisés sous la bannière de notre groupe, Québec Inclusif,
solidaires les uns des autres, à prendre des risques les uns pour
les autres, à donner du temps les uns pour les autres.
Si les Canadiens et les Canadiennes devaient retenir
une chose du débat qui s'est déroulé l'an dernier au Québec,
ce ne serait ni la honte, ni la haine,
mais bien la force et la résistance.
L'année dernière, l'esprit des Célèbres cinq était très
présent dans la rue, les réunions communautaires
et l'énergie générale de Montréal.
Malgré mon jeune âge, j'en ai déjà été témoin.
Cet esprit est très fort et me pousse à croire qu'en tant que
pays, nous avons tout ce qu'il faut pour mettre fin aux
inégalités et aux injustices au nom de toutes les femmes du
Canada, de la majorité, comme des minorités;
des Autochtones, comme des non Autochtones.
Nous n'avons aucune excuse.
Nous pouvons y arriver.
Et c'est pourquoi il me presse de continuer la lutte.
Merci.

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