Le 14 novembre 2012
Ottawa (Ontario) - L'honorable Rona Ambrose, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine, a annoncé aujourd'hui l'octroi d'un financement à la Coalition d'Ottawa contre la violence faite aux femmes pour engager les jeunes dans la lutte contre la violence envers les étudiantes sur les campus. Unissant leur voix à celle de la ministre Ambrose, des parlementaires ont, d'un bout à l'autre du pays, annoncé localement les projets qui seront menés dans leur région.
« Notre gouvernement prend des mesures pour éliminer la violence faite aux étudiantes sur les campus du Canada, a déclaré la ministre Ambrose. Nous sommes heureux d'appuyer des projets qui amélioreront pour tout le monde la sécurité dans les milieux universitaires et collégiaux. »
Le gouvernement du Canada versera en tout près de 4 millions de dollars à 21 organismes pour leur permettre de réaliser des projets qui traitent d'un large éventail de problèmes relatifs à la violence faite aux étudiantes, comme les agressions sexuelles et le harcèlement. Les organismes collaboreront avec les collèges et les universités afin de mener à bien ces projets.
La Coalition d'Ottawa contre la violence faite aux femmes recevra 196 270 $ pour un projet visant les étudiantes et étudiants de quatre établissements d'enseignement postsecondaire à Ottawa : l'Université d'Ottawa, l'Université Carleton, La Cité collégiale et le Collège Algonquin. De concert avec le Ottawa Rape Crisis Centre [centre d'aide aux victimes d'agression sexuelle d'Ottawa], la coalition tâchera de cerner les enjeux liés à la violence faite aux femmes sur les campus, puis d'y apporter des réponses. Son projet inclura la conception d'une campagne de sensibilisation reposant sur les médias sociaux et sur la méthode du « spectateur interventionniste », qui interpelle les pairs et cherche à en faire des alliés dans la lutte contre la violence.
« Notre projet enseignera à la population étudiante à reconnaître et à dénoncer la violence faite aux femmes, a dit Stefanie Lomatski, directrice générale de la Coalition d'Ottawa contre la violence faite aux femmes. La participation des étudiantes et étudiants à la conception de la campagne contribuera à faire en sorte qu'ils fassent leur cette lutte. »
« Prévention du crime Ottawa croit que la méthode du "spectateur interventionniste" est très prometteuse pour l'élimination de la violence sexiste sur les campus, a dit Nancy Worsfold, directrice générale de Prévention du crime Ottawa. La Coalition d'Ottawa contre la violence faite aux femmes et le Ottawa Rape Crisis Centre mettent cette approche en application dans le cadre d'une campagne dans les médias sociaux, à laquelle participent les quatre campus d'Ottawa. »
« L'équipe du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa est fière d'appuyer ce projet cherchant à prévenir la violence faite aux femmes sur les campus dans la ville d'Ottawa, a dit Kim Dubé, membre du conseil d'administration de CALACS. En tant qu'organisme francophone, nous participons à ce projet afin de favoriser une représentation adéquate des expériences uniques des francophones, tout en évitant le recours à une simple traduction du contenu des médias sociaux anglophones. Ainsi, en créant un espace pour le partage et le dialogue des francophones en lien avec les enjeux de la violence faite aux femmes, nous espérons pouvoir combler un besoin important dans la communauté étudiante francophone. »
« L'Université Carleton remercie Condition féminine Canada d'avoir fourni du financement à la Coalition d'Ottawa contre la violence faite aux femmes, pour ce nouveau projet qui sera réalité en partenariat avec le Ottawa Rape Crisis Centre et qui vise à prévenir la violence sexuelle faite aux femmes sur les campus dans toute la ville, a déclaré Linda Capperauld, directrice des services en matière d'équité à l'Université Carleton. L'Université Carleton s'engage à créer un environnement sûr et sécuritaire pour ses étudiantes, et ce projet facilitera grandement ces efforts. »
« Le projet de prévention de la violence sexuelle faite aux femmes sur les campus est une excellente initiative. L'Université d'Ottawa se réjouit à l'idée de participer à cet effort multidisciplinaire en vue d'accroître la sécurité des étudiantes sur notre campus et sur les autres campus de la ville, a dit Murray Sang, directeur du Service d'appui au succès scolaire à l'Université d'Ottawa. L'Université est fermement résolue à offrir un environnement d'apprentissage sûr et sécuritaire à sa population étudiante. La participation à ce projet cadre parfaitement avec cet objectif, et nous tenons à remercier la ministre Ambrose de cette occasion. »
Le gouvernement du Canada soutient des projets qui produisent des résultats tangibles pour les femmes et les filles au Canada tout en contribuant à renforcer les familles, les collectivités et le pays. Le financement que le gouvernement a octroyé, par l'entremise de Condition féminine Canada, à des projets communautaires a presque doublé depuis 2006-2007, passant de 10,8 millions de dollars à près de 19 millions de dollars — un niveau sans précédent. Depuis 2007, le gouvernement fédéral a octroyé plus de 54 millions de dollars à des projets qui visent à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles.
- 30 -
Questions des médias :
Amber Irwin
Attachée de presse
Cabinet de la ministre des Travaux publics
et des Services gouvernementaux et
ministre de la Condition féminine
819-997-5421
Autres demandes de renseignements :
Nanci-Jean Waugh
Directrice générale
Communications et affaires publiques
Condition féminine Canada
613-995-7839
This news release is also available in English.
Organismes financés à la suite de l'appel de propositions Mobiliser les jeunes pour prévenir la violence contre les étudiantes sur les campus :
Ces organismes collaboreront avec les campus de leur communauté.