Condition féminine Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Condition féminine Canada

www.cfc-swc.gc.ca

Fil d'Ariane

  1. Accueil >
  2. Discours

Discours

Déclaration de la délégation du Canada à l'occasion de la 55e session de la Commission de la condition féminine des Nations Unies

NEW YORK, LE 24 FÉVRIER 2011

VERSION NON DÉFINITIVE


Monsieur le Président, distinguées déléguées.

En qualité de ministre de la Condition féminine du Canada, je tiens à vous remercier de me donner la chance de prendre la parole à cette 55e Session de la Commission de la condition féminine.

L'année 2010 a été une année importante, marquée par la création d'ONU Femmes, initiative que le Canada a fermement soutenue.

Notre pays est fier d'appuyer cette importante institution en multipliant par huit sa contribution de base, et il se réjouit du choix de Michelle Bachelet pour la diriger. Sous la direction de Mme Bachelet et avec l'appui du Canada, ONU Femmes sera un fort porte-parole des femmes du monde entier.

Le Canada, grâce à son initiative pour la santé maternelle, a déjà amené un renouvellement des efforts internationaux visant à sauver la vie de femmes, d'enfants et de nouveau-nés dans les pays en développement.

Le mois dernier, à Genève, en sa qualité de coprésident de la Commission d'information et de responsabilisation pour la santé de la femme et de l'enfant des Nations Unies, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a annoncé que le notre pays avait commencé à concrétiser l'engagement pris au Sommet du G8 de 2010, c'est-à-dire à fournir des fonds et à intervenir de manière responsable pour remédier au problème.

Récemment, mon collègue, le ministre des Affaires étrangères, a aussi lancé le Plan d'action du Canada pour la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité.

Notre plan d'action orientera les interventions du Canada à l'étranger de façon qu'elles favorisent la participation des femmes et des filles et qu'elles assurent la promotion de leurs droits ainsi que leur accès égal à l'aide humanitaire autant qu'à l'aide au développement.

En tant que Canadiennes et que Canadiens, nous attachons une grande valeur à la paix et à la sécurité sociales, et nous voulons que cesse la violence faite aux femmes et aux filles.

Notre gouvernement a pris des mesures à cet égard, en déposant des lois plus sévères, en investissant dans les refuges, en renforçant les programmes de sensibilisation et d'aide aux victimes et en travaillant plus efficacement avec des partenaires qui sont, eux aussi, désireux d'éliminer la violence faite aux femmes et aux filles.

Le gouvernement canadien fait également un travail de sensibilisation à la violence et de prévention de la violence dans les communautés autochtones ainsi que dans les milieux réfugiés et immigrants.

Nous avons récemment annoncé la toute première stratégie destinée à enrayer les disparitions et meurtres de femmes autochtones au Canada.

Et nous avons lancé un premier appel à l'action pour contrer la violence qui est perpétrée au nom de l'honneur en finançant le travail de sensibilisation d'organismes qui œuvrent auprès des communautés ethniques.

Avec d'autres Canadiennes, j'ai appelé les têtes pensantes de ces communautés à agir pour enrayer la violence perpétrée au nom de l'honneur.

Au Canada, nous considérons qu'il est primordial d'informer toutes les femmes et toutes les filles de leurs droits en vertu des lois.

Nous croyons que toute personne a le droit de vivre à l'abri de la violence et de l'abus, ce qui comprend la violence perpétrée au nom de l'honneur.

Dans notre nouveau guide sur la citoyenneté, nous avons d'ailleurs clairement indiqué que « [l]'ouverture et la générosité du Canada excluent les pratiques culturelles barbares qui tolèrent la violence conjugale, les "meurtres d'honneur" […] ou d'autres actes de violence fondée sur le sexe ».

En ma qualité de ministre de la Condition féminine, je suis fière de nos partenariats avec des organismes qui œuvrent à renforcer l'autonomie des femmes en leur faisant connaître leurs droits et en leur enseignant à dénoncer la violence.

Je suis fière que notre gouvernement ait porté son financement à un niveau sans précédent, parce qu'il est conscient du travail qui reste à faire.

Servir comme ministre de la Condition féminine du Canada est l'un des plus grands privilèges qui m'aient été donnés, non seulement durant ma carrière politique, mais au cours de ma vie.

Le simple fait de me trouver dans cette salle aujourd'hui m'incite à continuer de travailler à améliorer la vie des femmes et des filles du Canada et du monde entier.

Ensemble, nous pouvons changer les choses. Ensemble, nous allons changer les choses.

Je vous remercie.

Pied de page

Date de modification :
2011-02-24