WINNIPEG, LE 25 FÉVRIER 2011
La version prononcée fait foi
Bonjour à toutes et à tous. Je suis heureuse d'être ici aujourd'hui et de me joindre à l'Association des femmes autochtones du Canada pour annoncer le soutien du gouvernement du Canada à un nouveau projet des plus intéressants qui utilisera la sensibilisation, l'éducation et l'engagement communautaire pour contrer la violence faite aux femmes autochtones.
Les projets comme celui-ci ne seraient pas possibles sans l'initiative et le dévouement de responsables locaux et de personnes qui travaillent jour après jour aux premières lignes de la violence faite aux femmes. C'est pourquoi je désire souhaiter la bienvenue à deux membres de la Division D de la Gendarmerie royale du Canada :
Je voudrais aussi souhaiter la bienvenue à Keith McCaskill, chef des services de police de Winnipeg.
Mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles autochtones est un objectif que notre gouvernement partage avec des organismes tels que l'Association des femmes autochtones du Canada. À titre de ministre de la Condition féminine, je suis heureuse d'annoncer que le gouvernement financera Du constat aux actes II, un projet d'envergure de l'Association qui s'étendra sur trois ans.
Dans le cadre du projet Du constat aux actes II, l'Association des femmes autochtones du Canada utilisera son savoir-faire et son expérience pour abattre les obstacles auxquels se heurtent les femmes, les familles et les collectivités autochtones dans la lutte contre la violence faite aux femmes.
L'Association s'emploiera d'abord et avant tout à prévenir la violence faite aux femmes et aux filles autochtones. Et la prévention commence par l'éducation.
En forgeant des partenariats avec des organismes communautaires, les forces policières, les responsables de la justice et des prestataires de services sociaux de première ligne, l'Association apprendra aux filles, aux jeunes femmes et aux collectivités à reconnaître et à éviter les situations et environnements potentiellement violents.
Il est malheureusement impossible d'éviter tous les cas de violence faite aux femmes, mais il est essentiel d'intervenir pour en réduire le nombre.
L'Association travaillera avec les mêmes intervenantes et intervenants clés à procurer aux femmes et aux collectivités les outils, les ressources et le soutien dont elles ont besoin pour mieux affronter ce grave problème.
En travaillant avec un si grand nombre de partenaires et sous tant d'angles différents à prévenir la violence envers les femmes au Canada, à la faire comprendre et connaître ainsi qu'à en traiter les effets, le projet de l'Association jouera un rôle clé dans son élimination.
Du constat aux actes II n'est qu'un exemple des projets que notre gouvernement est fier d'appuyer pour remédier au problème.
En octobre dernier, j'ai annoncé un financement sans précédent : 10 millions de dollars en réponse au grand nombre de femmes autochtones disparues ou assassinées. Sept mesures concrètes ont été annoncées, y compris :
L'annonce prévoyait également d'autres fonds disponibles sur demande pour appuyer :
Mme Sue O'Sullivan, ombudsman fédérale des victimes d'actes criminels, a dit ceci à propos de l'annonce faite en octobre : « Nous avons besoin que le gouvernement adopte davantage de mesures de cette ampleur et mette en oeuvre des programmes comme celui-là, qui sont utiles pour s'attaquer au problème sous tous les angles, de la prévention aux poursuites judiciaires, en passant par l'aide aux victimes. Ce sont les programmes de ce genre qui sont les plus efficaces, et ils font l'unanimité parmi les gens. »
Ce financement additionnel a été accueilli avec enthousiasme par les groupes et organismes autochtones. En fait, une vingtaine de projets sont déjà en cours, y compris :
Un certain nombre de Premières nations ont également reçu des fonds pour renouer le dialogue sur la violence dans leurs collectivités.
Toutes les Canadiennes et tous les Canadiens ont le droit de vivre à l'abri de la violence et des mauvais traitements et de se sentir en sécurité dans leur foyer et leur collectivité.
Les mesures que nous avons prises pour prévenir les disparitions et meurtres de femmes autochtones et la violence envers les femmes et les filles autochtones témoignent de l'attachement de notre gouvernement à ce principe.
C'est pourquoi nous sommes heureux d'appuyer les initiatives telles que Du constat aux actes II, qui aident à produire des résultats concrets pour les femmes et les filles autochtones et à mettre fin à la violence faite aux femmes.
Merci.