Condition féminine Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Condition féminine Canada

www.cfc-swc.gc.ca

Fil d'Ariane

  1. Accueil >
  2. Discours

Discours

Notes d'allocution pour l'honorable Rona Ambrose, C.P., députée Ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine à l'occasion du déjeuner annuel de remise des prix du Comité national canadien d'ONU Femmes Rideau Club

Ottawa, Le 3 octobre 2011

La version prononcée fait foi


Merci, XXX, pour cette aimable présentation.

Votre Excellence, Madame la Présidente, distingués invités, Mesdames, Messieurs.

Je suis vraiment privilégiée d'être ici aujourd'hui pour rendre hommage à Joy Smith et Belinda Stronach, deux femmes extraordinaires qui méritent la reconnaissance dont elles sont l'objet.

Au nom du gouvernement du Canada, j'aimerais commencer par remercier Son Excellence Michelle Bachelet, ex-présidente du Chili et sous-secrétaire générale d'ONU Femmes, l'entité de l'Organisation des Nations Unies pour l'égalité des femmes et l'autonomisation de la femme.

J'ai été ravie d'assister au lancement d'ONU Femmes à New York, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'envisage ma prochaine collaboration avec cette grande organisation.

Son Excellence a récemment assisté au Sommet de l'APEC sur les femmes, et j'ai eu le privilège de me joindre à elle à titre de chef de la délégation canadienne.

Madame Bachelet est respectée partout dans le monde : on lui attribue les étiquettes de chef de file visionnaire et de rassembleuse, qui consacre sa vie à la défense des droits des femmes.

Votre Excellence, nous sommes honorés de vous accueillir de nouveau au Canada.

J'aimerais aussi exprimer ma gratitude au personnel du Comité national canadien d'ONU Femmes pour l'organisation de ce magnifique événement.

Il n'y a pas de meilleur moyen d'entamer le mois d'octobre, le Mois de l'histoire des femmes, que de nous réunir ici aujourd'hui pour rendre hommage à deux Canadiennes exceptionnelles.

Si on a choisi octobre comme Mois de l'histoire des femmes, c'est pour souligner la portée historique du jugement de l'affaire « personne ». C'est en octobre 1929 qu'un groupe de femmes résolues et avant-gardistes, aujourd'hui connues sous le nom des « Célèbres cinq », réussissait à faire en sorte que les femmes gagnent leur statut de « personnes » devant la loi.

Nous sommes réunis ici aujourd'hui pour reconnaître deux Canadiennes qui ont changé la vie des femmes et des filles au Canada, mais aussi dans le monde.  

Ma collègue au Parlement, Joy Smith, est l'une des plus grandes activistes au Canada dans la lutte contre la traite.

Au cours des dernières années, la traite des personnes est devenue l'une des entreprises criminelles les plus lucratives et les plus en vogue. Ici, au Canada, nous commençons à ouvrir les yeux sur la réalité de cet horrible crime.

Depuis son élection, Joy pilote le débat sur la traite des personnes au niveau national, un effort qui s'est traduit par d'importantes modifications à la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.
 
En 2009, Joy a présenté le projet de loi C-268, une Loi modifiant le Code criminel (peine minimale en cas d'infraction relative à la traite de personnes de moins de 18 ans).
Ce projet de loi a modifié le Code criminel du Canada en créant une nouvelle infraction pour le trafic d'enfants, assortie d'une peine obligatoire de cinq ans.

Avant d'être adopté par la Chambre des communes, le projet de loi C-268 a reçu l'appui des parties prenantes à la lutte contre la traite, et un soutien presque unanime.

Enfin, le 29 juin 2010, le projet de loi C-268 a reçu la sanction royale. Depuis qu'il est devenu loi,  les corps policiers s'en sont servis à plusieurs occasions.

Joy a déployé des efforts inlassables. Ils ne sont d'ailleurs pas passés inaperçus.
Cette année, Joy a reçu le Stand Firm Award & Ceremonial Shawl du Conseil des femmes des Premières nations de l'Assemblée des chefs du Manitoba pour « avoir fait preuve de leadership et d'engagement extraordinaires afin de lutter contre l'exploitation sexuelle des membres des Premières nations ».

Il s'agit d'un honneur rarement attribué à des non-Autochtones.

Elle a aussi reçu le Ratanak Wilberforce Award pour son engagement à mettre fin à la traite des esclaves de l'ère moderne.

Belinda est une chef de file dans le secteur public, communautaire, et des affaires. Elle est préoccupée par des questions touchant le Canada et la qualité de vie, ici comme à l'étranger.

Ses activités philanthropiques sont variées. Pensons à « Un filet d'espoir », une campagne nationale de base de sensibilisation au paludisme et de financement de la lutte contre cette maladie, et au soutien qu'elle apporte à la recherche sur le cancer du sein et aux femmes qui y ont survécu.

Elle est présidente d'honneur de la chaire Belinda Stronach sur la chirurgie reconstructive, du Toronto General and Western Hospital Foundation.

Cette chaire garantit le financement d'un programme dont l'objectif est primordial : offrir le choix d'une chirurgie reconstructive à un plus grand nombre de femmes ayant subi une mastectomie.

Aujourd'hui, j'aimerais parler davantage de l'une des initiatives de la Fondation Belinda Stronach.

Fondée en 2008 dans le but de promouvoir le potentiel humain et les réalisations humaines par l'autonomisation individuelle et le changement social, la Fondation repose sur trois grands piliers : les filles et les femmes, les jeunes Autochtones, et les initiatives mondiales.

À titre de ministre de la Condition féminine, je suis particulièrement enthousiasmée par l'initiative G(irls)20 de la Fondation.

En octobre, la Fondation Belinda Stronach – en collaboration avec  plus de 50 partenaires composés d'entreprises, d'organismes sans but lucratif et de fondations – accueilleront le Sommet G(irls)20 2011 à Paris.

Ce sommet suit le modèle du G20 puisqu'on y trouve une déléguée de chaque pays du G20, ainsi qu'une représentante de l'Union africaine.

Les personnes présentes prennent part à des débats et à des discussions. Elles proposent aussi des idées novatrices pour que les filles et les femmes soient plus autonomes partout dans le monde.

Bien que le programme soit le même que celui des chefs du G20 et porte sur l'innovation économique, toutes les participantes sont des filles de 18 à 20 ans.

Les déléguées participent à des tables rondes, assistent à des ateliers et se concertent en petits groupes pour analyser et promouvoir des solutions tangibles et évolutives visant la prospérité économique. Le Sommet se termine par une conférence de presse des déléguées et la diffusion d'un communiqué. Dans ce dernier, on présente un plan permettant non seulement de miser sur les meilleures ressources au monde, mais aussi de les mobiliser – à savoir, les filles et les femmes.

J'ai été ravie de m'entretenir avec les déléguées du G(irls)20 au Sommet de Toronto. Ma rencontre avec ces jeunes femmes résolues à améliorer la vie de leurs semblables était vraiment inspirante.

Pour que l'avenir soit plus rose, il est clair que nous devons soutenir les filles qui cherchent à réaliser leurs rêves et à réaliser leur plein potentiel.

Le Canada pilote le projet de Journée internationale des filles. En mars, j'ai proposé au Parlement une motion pour proclamer une journée internationale des filles. Tous les partis l'ont appuyée à l'unanimité.

Lorsque les filles connaissent leurs droits, elles sont plus susceptibles de les exercer. Lorsque les filles vivent en s'appuyant sur des bases solides, elles peuvent vraiment s'épanouir, grandir et contribuer à fortifier la nation. Les filles sont une composante essentielle de la prospérité d'un pays. Si on leur en donne la chance, elles peuvent être des chefs de file exceptionnelles.

Des chefs de file comme les femmes qui sont ici aujourd'hui.

Une journée internationale des filles sensibiliserait davantage le monde aux difficultés particulières auxquelles se heurtent les filles, de même qu'à leur énorme potentiel.

Plus tard ce mois-ci, je m'adresserai aux Nations Unies et demanderai aux pays membres de soutenir la proclamation d'une journée internationale des filles.

Si nous conjuguons nos efforts, le 22 septembre servira à souligner chaque année les droits des filles et les débouchés qui s'offrent à elles.

Je m'engage à améliorer la vie des femmes et des filles dans les collectivités du Canada et du monde entier.

Je m'engage à poursuivre nos efforts pour améliorer la sécurité des femmes et les aider à réussir davantage sur le plan économique, en soutenant des projets qui renforcent les familles et les collectivités du Canada.

En conclusion, Madame Smith et Madame Stronach, vos réalisations sont une source d'inspiration, surtout pour les filles et les jeunes femmes.

Les filles ont beaucoup à donner pour que toutes et tous vivions dans un monde meilleur. Il suffit qu'on leur en donne la chance.

Au nom du gouvernement du Canada, je tiens à souligner l'importance de votre contribution à l'avancement de l'égalité des sexes.

Merci.

Pied de page

Date de modification :
2011-11-10