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Discours

Notes pour une allocution de l'honorable Rona Ambrose, C.P., députée, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine à l'occasion du lancement de l'appel de propositions Mobiliser les jeunes pour prévenir la violence contre les étudiantes sur les campus

Edmonton (Alberta) , Le 25 novembre 2011

Priorité au discours prononcé


Distinguées invitées, Mesdames et Messieurs. Je suis heureuse d'être parmi vous aujourd'hui pour faire une annonce importante qui, nous le croyons, mènera à une nette amélioration du bien-être des étudiantes sur les campus du pays.

Nous commémorons aujourd'hui les sœurs Mirabal — Patria, Maria et Antonia — dont les violents assassinats, survenus en République dominicaine, en 1960, ont porté à l'attention de la planète la question de la violence faite aux femmes.

Maintenant, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le 25 novembre, commémore ces meurtres odieux.

C'est aussi aujourd'hui que débutent les 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes, une campagne internationale qui englobe la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, le 6 décembre, et qui se termine par la Journée internationale des droits de la personne, le 10 décembre.

Pour la population canadienne, et plus particulièrement celle des milieux universitaire et collégial, le 6 décembre marque un douloureux anniversaire. À cette date, en 1989, 14 étudiantes de l'École Polytechnique de Montréal ont perdu la vie à cause d'un acte de violence sexiste qui a horrifié le pays et fait la manchette partout dans le monde.

Les événements du 11 décembre 1989 sont gravés au fer rouge dans ma propre mémoire. À l'époque, je faisais mes études à l'autre bout du pays, à l'Université de Victoria; pourtant, je me souviens du sentiment d'horreur qui a envahi notre campus au fil de cette journée tragique à Montréal. Nous étions de tout cœur avec nos homologues de l'École Polytechnique. Leur peine était, et demeure, notre peine.

Le 6 décembre est maintenant la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. Cette commémoration annuelle nous offre l'occasion de réfléchir, individuellement et collectivement, au phénomène de la violence faite aux femmes, de nous souvenir non seulement des victimes de la tuerie de Polytechnique, mais de toutes les victimes de la violence, et d'envisager des mesures concrètes pour évincer de notre vie toutes ses expressions.

Les collèges et les universités ont pour mission de développer et d'inspirer les jeunes cerveaux. Or, on sait que la violence émotionnelle, qui préfigure souvent la violence physique ou sexuelle, est chose courante dans les fréquentations étudiantes. Des données récentes laissent entendre que, dans les collèges et les universités, jusqu'à une étudiante sur six a survécu à un viol, une expérience qui détruit le potentiel humain et fait voler les rêves en éclats.

Au sein de la population canadienne, les femmes de moins de 25 ans continuent d'avoir les taux les plus élevés d'agressions sexuelles et de harcèlement criminel. Pour les populations collégiales et universitaires, qui s'évertuent à faire de leurs campus les lieux sûrs et accueillants qu'ils devraient être, cela se traduit par des défis sans pareils.

C'est donc avec un grand plaisir que je fais aujourd'hui cette annonce sur le campus de l'une des universités les plus prestigieuses du Canada. L'Université de l'Alberta s'est acquis une réputation internationale pour l'excellence de ses recherches savantes et scientifiques ainsi que pour son ouverture à l'innovation. La population de l'Université de l'Alberta — les étudiantes et étudiants des premier, deuxième et troisième cycles, le corps professoral, de même que le personnel d'une foule de domaines et de sphères de responsabilité — est aussi diversifiée que la population canadienne. Nous sommes pourtant réunis ici dans la poursuite d'un but commun : mettre un terme à la violence sexiste sur les campus des universités et collèges de notre pays.

D'ici le 27 janvier 2012, le gouvernement du Canada, par l'entremise de Condition féminine Canada, recevra les propositions pour le financement de projets axés sur la prévention de la violence contre les étudiantes sur les campus.

L'annonce d'aujourd'hui va au cœur de l'enjeu, soit la mobilisation des jeunes et des milieux universitaire et collégial — des milieux que fréquentent des femmes et des hommes à l'esprit ouvert — afin qu'ils se concertent pour éliminer la violence sexiste.

Nous ne pouvons atteindre notre but sans une participation active des deux sexes.

Depuis 2006, notre gouvernement s'est employé à lutter contre le problème de la violence faite aux femmes et aux filles.

En ma qualité de ministre de la Condition féminine, je ne ménage aucun effort pour appuyer des projets, à travers le Canada, qui produisent des résultats pour les femmes et les filles tout en contribuant à renforcer les familles, les collectivités et le pays.

Notre gouvernement a presque doublé le niveau de financement du Programme de promotion de la femme depuis 2006, le portant à un niveau sans précédent.

Condition féminine Canada a ainsi pu investir dans des projets communautaires visant à éliminer la violence faite aux femmes et aux filles.

Le gouvernement du Canada a adopté d'importantes mesures afin de mieux protéger la population canadienne, de prévenir la criminalité et de renforcer les capacités du système de justice pénale. Nous visons entre autres à réduire la violence physique et sexuelle contre les femmes.

Par exemple, nous avons fait passer de 14 à 16 ans l'âge du consentement sexuel et financé une stratégie pour réduire le nombre alarmant de femmes et de filles autochtones assassinées ou portées disparues. Nos mesures incluent également : l'adoption de la Loi sur la lutte contre les crimes violents assortie d'investissements considérables dans les services de police, la prévention du crime, le service correctionnel fédéral et les services aux victimes; l'élimination des peines avec sursis et de la détention à domicile pour les infractions graves, telles que les crimes violents et sexuels; ainsi que le lancement de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d'actes criminels.

En juin, notre gouvernement a présenté la Loi sur la sécurité des rues et des communautés, en vertu de laquelle la peine minimale obligatoire s'appliquera lorsqu'une infraction concernera les drogues du viol.

Le gouvernement du Canada continue de déployer des efforts pour améliorer la vie des Canadiennes de tous les milieux, de toutes les régions et de tous les niveaux économiques. Je suis fière de tout ce que fait notre gouvernement pour les femmes et les filles.

Aujourd'hui, en cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, j'invite les étudiantes et les étudiants, de même que les Canadiennes et Canadiens de tous âges, à unir leurs forces pour aider à mettre un terme à la violence sexiste au Canada et ailleurs dans le monde.

Profitons donc des 16 prochains jours afin de donner un nouvel essor à nos efforts pour créer une société dans laquelle femmes et hommes sont égaux et résolus à mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux filles.

 

Merci.

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Date de modification :
2011-11-29