Centre Winspear
Edmonton (Alberta)
Mardi 9 octobre 2012
Priorité au discours prononcé
Merci Ryan pour cette aimable introduction.
J'offre aussi mes remerciements à Mackenzie, l'organisatrice de cette conférence : tu t'es vraiment « engagée dès le départ ».
Distingués invités, Mesdames et Messieurs, filles et garçons, je suis ravie d'être parmi vous aujourd'hui pour donner le coup d'envoie aux célébrations de la toute première Journée internationale des filles!
Comme toutes celles et tous ceux qui ont travaillé d'arrache-pied pour faire de cette journée une réalité, je ressens beaucoup de fierté en prononçant ces mots.
Cette réalisation, nous la devons d'abord et avant tout aux filles et aux jeunes femmes qui ont été les premières à oser croire à l'idée d'une Journée internationale des filles. Elles ont, plus que quiconque, de quoi être fières. Car, leur vision d'un monde meilleur a touché notre conscience collective et s'est répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier!
Elles ont fait preuve d'un courage extraordinaire en s'élevant contre l'injustice, surtout au nom de celles qui n'ont pas de voix.
Ce fut un honneur pour moi, en tant que ministre de la Condition féminine du Canada, de porter jusqu'aux Nations Unies l'appel à la création de cette journée internationale.
La Journée internationale des filles nous permettra de mettre en lumière la vie des filles, les obstacles de taille auxquels elles se heurtent et leur immense aptitude à susciter des changements constructifs dans le monde. Un monde dans lequel la violence, l'exploitation sexuelle, le travail forcé, l'itinérance, l'analphabétisme, la malnutrition et la mauvaise santé demeurent une réalité dévastatrice pour des millions de filles et de jeunes femmes.
Nous savons que la Journée internationale des filles n'est ni le début ni la fin de la lutte pour les droits des filles, mais c'est un jalon important.
Servons-nous-en pour mettre en valeur la vaste aptitude des filles à créer un monde meilleur, plus intelligent et plus prospère. Et utilisons les 364 autres jours de l'année pour concrétiser nos engagements!
De nombreux défis nous attendent, mais si je me fie aux jeunes gens que j'ai rencontrés aujourd'hui, nous POUVONS les relever, et notre province, notre pays et notre monde s'en porteront mieux.
Je suis accompagnée aujourd'hui de Joanne Cave, fondatrice et directrice générale d'Ophelia's Voice, un organisme local sans but lucratif qui a travaillé à encourager les filles et les jeunes femmes à devenir des chefs de file de la collectivité. Ophelia's Voice s'est attaqué à d'importants enjeux pour les filles, comme l'estime de soi et l'image corporelle.
En collaboration avec du personnel enseignant et les associations représentant ce personnel, Joanne a également encouragé un dialogue utile sur les enjeux touchant les femmes dans les salles de cours de l'Alberta.
Joanne, qui fréquente actuellement l'Université de Toronto, se verra bientôt remettre un Prix du Gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne », dans la catégorie jeunesse, en reconnaissance de ses importantes contributions à l'objectif de l'égalité des sexes au Canada.
Je céderai la parole à Joanne un peu plus tard, mais j'aimerais auparavant savoir combien d'entre vous connaissez l'histoire des Célèbres cinq et de l'affaire « personne », et si vous sauriez dire pourquoi elles présentent un intérêt tout particulier pour l'Alberta?
(Pause)
Permettez-moi de vous résumer les faits : À une époque pas si lointaine, les femmes n'avaient pas le droit de voter, n'avaient pas le droit de posséder une propriété et n'étaient pas légalement considérées comme des personnes. Après avoir acquis le droit de vote, cinq Albertaines avant-gardistes ont déposé un appel devant le plus haut tribunal du Canada pour réclamer que le mot « personnes » désigne non seulement les hommes, mais aussi les femmes.
C'est le 18 octobre 1929, après un long débat juridique et plusieurs années de travail acharné, que la décision a été rendue dans l'affaire « personne » et que les Célèbres cinq ont remporté une victoire judiciaire qui a changé le cours de l'histoire pour les Canadiennes.
Le Canada célèbre le Mois de l'histoire des femmes en octobre en l'honneur de ce 18 octobre, maintenant commémoré comme la Journée de l'affaire « personne ». Chaque année à cette période, nous saisissons l'occasion de mettre en relief l'apport précieux des filles et des femmes à notre pays, d'hier à aujourd'hui.
En l'honneur de la Journée internationale des filles, le Mois de l'histoire des femmes 2012 a pour thème « Force des filles, force du Canada : engagées dès le départ ».
Je tiens à profiter de cette occasion pour vous faire part de deux nouveaux projets emballants à Edmonton qui vont aider à « Préparer la réussite des filles et des jeunes femmes ».
Chacun de ces projets aura des retombées considérables et durables sur les participantes, leur famille et leur collectivité.
La section locale du Conseil canadien des femmes musulmanes recevra des fonds pour un projet visant à donner aux filles et aux jeunes femmes d'Edmonton les moyens de surmonter les obstacles et de devenir des chefs de file dans leur collectivité.
L'Edmonton Multicultural Coalition Association recevra des fonds pour un projet visant à encourager les filles et les jeunes femmes de diverses communautés ethnoculturelles à participer pleinement à la société canadienne.
On dit que le meilleur indicateur de l'évolution d'un pays est la façon dont les femmes y sont traitées. Je crois que c'est doublement vrai pour les filles. Tout le monde y gagne quand ont reconnaît aux deux sexes la même dignité; que l'on traite avec le même respect les filles et les garçons, de même que les femmes et les hommes.
Je vous remercie et vous souhaite une BONNE JOURNÉE INTERNATIONALE DES FILLES!