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Déclarations

Déclaration de l'honorable Rona Ambrose, C.P., députée, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre de la Condition féminine au nom du Canada, de l'Australie  et de la Nouvelle-Zélande à l'occasion d'une allocution devant la Troisième Commission des Nations-Unies

Le mardi 11 octobre 2011 - New York

J'ai le privilège de m'adresser à vous aujourd'hui au nom du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.

Je voudrais commencer par réaffirmer notre engagement indéfectible à l'égard de l'égalité entre les sexes et de l'autonomisation des femmes et des filles. Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande (CANZ) sont fiers d'appuyer ONU Femmes qui, sous la direction de Michelle Bachelet, fournit une voix puissante aux femmes et aux filles du monde entier. Nous réaffirmons également notre engagement à l'égard de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing, de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, de la Convention relative aux droits de l'enfant et des Objectifs du Millénaire pour le développement, qui, pris ensemble, servent de cadre international à la promotion de l'égalité entre les sexes.

Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande saluent et soutiennent sans réserve les engagements pris à l'Assemblée générale, au Conseil des droits de l'homme et à la Commission de la condition de la femme en vue d'intensifier les efforts d'élimination de la violence faite aux femmes et aux filles, y compris celles des collectivités autochtones. Les femmes et les filles autochtones sont particulièrement vulnérables à la pauvreté, à la marginalisation et à l'exclusion sociale, ce qui les expose davantage à la violence.

Ensemble, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande aimeraient souligner le fait que la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles ne peut être complète sans l'engagement actif des hommes et des garçons.

Nos trois pays appuient en outre sans réserve la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité ainsi que les résolutions connexes, notamment celles qui concernent les actes de violence liés aux conflits. Onze ans après l'adoption de la résolution, le monde continue à avoir de la difficulté à protéger les droits des femmes dans les situations de conflit, tout comme à assurer leur participation efficace à la recherche de solutions aux conflits, aux crises et aux transitions politiques ou à la consolidation de la paix.

Nos trois pays se réjouissent des progrès réalisés jusqu'ici, tels que mesurés par les indicateurs mondiaux, et exhortent tous les États membres à s'engager à prendre des mesures concrètes, mesurables et assorties d'un échéancier pour que les objectifs de la Résolution 1325 soient atteints.

Nous attendons avec grand intérêt les résultats de l'étude sur la violence faite aux femmes et aux filles handicapées, qui est actuellement menée par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Ce travail important permettra de mieux comprendre l'intersection entre la violence sexiste et le handicap. Il favorisera aussi le respect des droits universels des femmes handicapées.

Le Canada compte beaucoup sur les discussions annuelles sur les droits des femmes, qui auront lieu au mois de juin prochain. Les discussions de 2012 porteront sur la difficulté d'offrir une réparation aux femmes ayant été victimes de violence tout en privilégiant les solutions qui sont à la fois transformatrices et respectueuses des spécificités culturelles.

Par ailleurs, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande accueillent avec enthousiasme le rapport de la Commission de l'information et de la responsabilisation en matière de santé de la femme et de l'enfant de l'ONU. Ce rapport représente un important pas vers la réalisation des buts et des objectifs de la Stratégie mondiale pour la santé des femmes et des enfants lancée par le Secrétaire général de l'ONU. Ce rapport formule dix recommandations axées sur l'action afin de produire les résultats qu'on attend depuis trop longtemps. Pour que la mise en œuvre des recommandations soit réussie, il faudra une participation active de toutes les parties : donatrices ou donateurs, gouvernements partenaires et collectivités. Nous croyons qu'en travaillant ensemble nous pouvons améliorer la vie des femmes et des enfants et accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

En ce qui concerne la Stratégie mondiale, dont l'examen a été confié à la Commission de l'information et de la responsabilisation, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande conviennent qu'une meilleure promotion et une meilleure protection des droits des femmes aideront à réduire le taux de mortalité et de morbidité maternelles, beaucoup trop élevé à l'échelle mondiale. Nous souscrivons sans réserve aux engagements pris à cet égard par le Conseil des droits de l'homme et nous nous réjouissons de la tenue du prochain atelier technique qui sera organisé par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme. L'atelier fournira des conseils concernant l'utilisation d'une approche fondée sur les droits humains pour la formulation et la mise en œuvre des politiques et des programmes qui visent à réduire la mortalité et la morbidité maternelles.

Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande s'inquiètent tous trois des niveaux élevés de discrimination que subissent encore les femmes et les filles dans le monde. Le groupe de travail constitué par le Conseil des droits de l'homme en mars 2011 sera, pour tous les États membres, une ressource importante en la matière. Tous trois saluent avec enthousiasme la création d'un groupe d'expertes et d'experts indépendants sur la discrimination envers les femmes dans les lois et dans les faits, et attendent beaucoup de ses travaux.

Bien que l'ONU ait fait un pas important pour enrayer la discrimination dont les femmes continuent d'être victimes, l'égalité des sexes n'est pas encore acquise. Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande croient que les États membres doivent prendre des mesures actives, et notamment mobiliser les hommes et les garçons, pour améliorer la condition des femmes et des filles, surtout en ce qui concerne leur sécurité, leur bien-être économique et la place qu'elles occupent dans la société.

En dépit des progrès, de nombreux obstacles continuent de freiner le développement des filles et leur émancipation de la violence. Lors de sa plus récente session, en mars de cette année, la Commission de la condition de la femme a examiné les progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements et a constaté que l'on continuait à violer les droits des filles partout dans le monde. La Commission a conclu que les efforts pour abolir les inégalités devaient être intensifiés.

Monsieur le Président, la semaine dernière, le Nobel de la paix a été remis à trois Africaines. Cette reconnaissance bien méritée a été chaudement applaudie.

Une des lauréates est en outre la plus jeune personne à jamais recevoir un prix Nobel de la paix.

Ces femmes sont connues internationalement parce qu'elles ont triomphé dans leur lutte.

Toutefois, il y a des millions de filles qui luttent dans l'ombre et qui désespèrent de surmonter les obstacles qui entravent leur éducation et leur santé; des filles dont le quotidien est hérissé de difficultés.

J'ai rencontré quelques-unes de ces filles; l'une d'elles m'accompagne aujourd'hui.

J'ai écouté ces filles me parler de leur vie.

J'ai été émue par leur témoignage.

Le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande sont tous trois persuadés qu'une Journée internationale des filles aiderait à faire connaître au monde les difficultés auxquelles se butent les filles, ce qui aiderait en retour celles-ci à améliorer leur vie, de même que celle de leur village, de leur ville ou de leur communauté, voire de leur pays tout entier.

Voilà pourquoi nous demandons aux États membres d'appuyer la création d'une Journée internationale des filles.

Merci Monsieur le Président.

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Date de modification :
2011-10-11