En situation d’urgence, on néglige souvent les considérations de genre. Pourtant, les catastrophes naturelles, les pandémies et autres types d’urgence ne touchent pas nécessairement de la même façon les populations de femmes et d’hommes d’origines diverses. Par exemple, un homme en fauteuil roulant en situation de faible revenu, une adolescente autochtone vivant dans une réserve, une femme âgée en milieu rural et une famille nouvellement arrivée au Canada vivront chacune et chacun à leur manière une situation d’urgence donnée.
Il peut y avoir des différences importantes dans l’accès aux voies de communication, à l’information et aux services de santé ainsi que dans leurs besoins fondamentaux. Leur vulnérabilité face à la maladie, à l’isolement, à une pénurie de nourriture ou à la violence peut également être très différente.
Réaliser une ACS+ nous aide à comprendre les divers rôles et vécus des femmes et des hommes au sein de leur famille et de leur collectivité. Leurs besoins fondamentaux et leurs forces en situation de crise varient; il faut donc en tenir compte dans notre planification ainsi que dans nos interventions dans les situations d’urgence.
Une planification inadéquate, qui ne tient pas compte des différents besoins de ces populations, les rend vulnérables et les expose à un risque plus élevé, car ces différences s’accentuent lors de situations de crises.