Message de la ministre

Cher lecteur, je suis heureuse de présenter le Rapport sur les résultats ministériels de Condition féminine Canada (CFC) pour l’exercice 2016-2017.

L’honorable Maryam Monsef, ministre de la Condition féminine

Nous pouvons, toutes et tous, nous réjouir des progrès que nous avons accomplis pour l’avancement de l’égalité entre les sexes au Canada. Toutefois, il reste beaucoup à faire, de notre environnement de travail à nos foyers, des rues de nos villes à nos communautés rurales et éloignées. Mon travail me passionne, et je suis honorée que le premier ministre m’ait confié les fonctions de ministre de la Condition féminine et compte sur moi pour poursuivre le travail de ma collègue et prédécesseure, l’honorable Patty Hajdu.

Au cours de la dernière année, CFC s’est concentré sur quatre grandes priorités, à savoir : éliminer la violence fondée sur le sexe, accroître la représentation des femmes aux postes de responsabilité et de décision, assurer la sécurité et la prospérité économiques des femmes, et exercer un leadership dans la mise en œuvre de l’analyse comparative entre les sexes PLUS à l’échelle du gouvernement.

Le travail sur la première de ces priorités a commencé dès l’arrivée au pouvoir de notre gouvernement, qui a demandé à CFC de diriger l’élaboration d’une stratégie pour contrer la violence fondée sur le sexe. Pour orienter la stratégie, en 2016, nous avons consulté un large éventail de parties prenantes aux quatre coins du pays en plus des gouvernements provinciaux et territoriaux — des militantes, militants, expertes et experts, des personnes ayant survécu à la violence, ainsi que des prestataires de services. Nous avons entendu des femmes autochtones, des personnes allosexuelles, des travailleuses du sexe, des jeunes femmes, des femmes handicapées, des nouvelles arrivantes, des hommes œuvrant à l’élimination de la violence et des survivantes de la traite de personnes. Leurs témoignages ont été recueillis grâce à des tables rondes, à des rencontres en personne, à des panels d’expertise et à un sondage en ligne, auquel plus de 7 600 Canadiennes et Canadiens ont répondu. Ces voix sont venues s’ajouter à celles de mon Conseil consultatif sur la violence fondée sur le sexe. La stratégie a aussi été éclairée par l’excellent rapport préparé par mes collègues du Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes, intitulé Agir pour mettre fin à la violence faite aux jeunes femmes et aux filles au Canada.

Bien que ces consultations aient été empreintes d’émotions, je crois que ce dialogue actif nous a permis de mieux comprendre les réalités des personnes touchées par la violence fondée sur le sexe, ainsi que de celles qui la commettent. Nous avons cerné des enjeux clés et des barrières culturelles qui compliquent l’élimination de cette violence. Nous avons aussi reconnu les lacunes actuelles dans la prestation de services aux survivantes et survivants de violence fondée sur le sexe, tout en découvrant des pratiques prometteuses dans ce domaine.

Ces consultations ont mené à Il est temps : La stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, première stratégie fédérale à cibler spécifiquement cette violence. La stratégie s’appuie sur nombre de grandes initiatives du gouvernement fédéral dans les domaines de la prévention, du soutien aux personnes survivantes et à leur famille, ainsi que de la réactivité du système juridique et judiciaire aux besoins. Elle coordonne les programmes existants et jette les bases d’une action étendue.

Pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux postes de responsabilité et de décision, nous avons continué à soutenir l’action aux niveaux national, régional et local par le biais du Programme de promotion de la femme à CFC. Celui-ci aide les organismes admissibles à mettre en œuvre des projets visant à aplanir des obstacles systémiques à l’égalité des sexes. Comme notre gouvernement croit qu’un dialogue actif entre les parties prenantes et les décisionnaires permet une meilleure prise de décisions, en juin 2016, nous avons rétabli l’admissibilité des activités de revendication dans le cadre des projets financés par le Programme. Depuis la formation de notre gouvernement en 2015, plus de 50 millions de dollars ont été engagés sous forme de subventions et de contributions.

En 2017, il est temps de reconnaître que les enjeux qui touchent les femmes ne sont pas singuliers. Nous devons nous efforcer de comprendre l’effet de nos politiques, programmes et initiatives sur une diversité de personnes — femmes, hommes et autres. Pour ce faire, nous avons amélioré l’application de l’analyse comparative entre les sexes PLUS (ACS+) au processus d’élaboration des lois, des politiques et des programmes fédéraux. Nous avons notamment poursuivi la mise en œuvre du Plan d’action sur l’analyse comparative entre les sexes (2016-2020), en collaboration avec le Bureau du Conseil privé et le Secrétariat du Conseil du Trésor. Le budget de 2017 a d’ailleurs marqué un jalon important, car il est le premier à avoir fait l’objet d’une ACF+. Ces initiatives nous ont permis d’améliorer l’élaboration des politiques et des programmes et d’adopter des mesures d’atténuation appropriées.

Pour marquer le 150e anniversaire de la Confédération et pour jeter les bases du travail à venir, nous avons lancé un appel de propositions invitant les organismes à proposer des projets qui feront avancer l’égalité des sexes au Canada. En juin 2017, une cinquantaine de projets avaient été approuvés, ce qui représente un investissement total de plus de 18 millions de dollars. Le but était de recruter 150 cheffes de file provenant de différents secteurs, organismes et collectivités. En plus de travailler sur les projets locaux, ces cheffes de file font partie d’un réseau pancanadien créé dans le but de faire avancer l’égalité des sexes par une action concertée à l’échelle du pays. Des femmes fortes, dynamiques et indépendantes sont au cœur du mouvement des femmes.

Je suis fière de toutes ces initiatives, de notre gouvernement et de notre pays. Malgré la tâche colossale qui reste, nous pouvons affirmer que le Canada a fait des progrès importants vers l’égalité entre les sexes. Qui plus est, le monde nous observe, prêt à nous prendre en exemple. L’engagement féministe de notre gouvernement, combiné au travail important des parties prenantes, mènera à d’autres progrès pour les femmes et les filles d’un océan à l’autre. Ensemble, nous pouvons montrer au monde comment l’égalité entre les sexes est bénéfique à toutes et à tous.

Je vous remercie pour votre engagement dévoué. Ensemble, nous faisons notre marque.

Salutations distinguées,

L’honorable Maryam Monsef, C.P., députée
Ministre de la Condition féminine

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