Populations à risque

La violence faite aux femmes et aux filles ne se limite pas à un segment particulier de la société canadienne. Elle se produit dans tous les genres de famille. Elle touche aussi bien les citoyennes canadiennes que les immigrantes et réfugiées, jeunes et moins jeunes. Les victimes peuvent avoir ou non des enfants; être étudiantes, professionnelles ou mères au foyer. Aucune culture, aucun milieu n'est épargné. La violence peut avoir lieu au travail ou à la maison, dans la famille, dans le couple ou dans les fréquentations amoureuses. Elle peut être commise par des étrangers ou étrangères, par une connaissance, voire par une personne avec qui la victime est liée d'amitié. Elle se produit tant dans les grandes villes du pays que dans ses collectivités rurales, éloignées et nordiques.

Certaines femmes et filles sont particulièrement vulnérables.

Les femmes autochtones sont près de trois fois plus susceptibles que les femmes non autochtones de déclarer avoir été victimes d'un crime violentNote de bas de page 1.

Les jeunes femmes sont plus susceptibles de déclarer être victimes de violence conjugale que les Canadiennes plus âgées. De surcroît, les filles sont plus susceptibles que les garçons d'être victimes de violence familiale : entre 12 et 17 ans, leur taux est près du double de celui des garçonsNote de bas de page 2.

Les femmes et les filles handicapées, en particulier celles vivant en établissement ou lourdement handicapées, sont souvent les plus vulnérables à la violence parce qu'elles dépendent davantage d'autres personnesNote de bas de page 3.

Les immigrantes et les réfugiées ne déclarent pas être victimes d'un plus grand nombre d'actes de violence. Toutefois, elles pourraient y être plus vulnérables en raison d'une dépendance économique, des barrières linguistiques ou d'une connaissance limitée des lois canadiennes et des ressources communautaires. Elles peuvent également vivre de l'isolement et des conflits familiaux pendant qu'elles s'adaptent à leur nouvelle vie au CanadaNote de bas de page 4.

Les aînées sont victimes de violence conjugale à un taux qui est le double du taux des aînés. Toutefois, il est difficile d'évaluer l'ampleur et les répercussions de la violence faite aux Canadiennes âgées. On sait que les aînées courent un plus grand risque que les aînés d'être victimes de violence aux mains de leurs enfantsNote de bas de page 5.

Pour obtenir des renseignements sur les principaux indicateurs de l’étendue et de la gravité de la violence envers les femmes; les facteurs de risques de la violence envers les femmes; et la justice pénale et les interventions en matière de violence envers les femmes, veuillez consulter la publication Mesure de la violence faite aux femmes : tendances statistiques.

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Bennan, S. « La victimisation avec violence chez les femmes autochtones dans les provinces canadiennes, 2009 », Juristat, Ottawa, Statistique Canada, 17 mai 2011.

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Note de bas de page 2

Sinha, S. La violence familiale au Canada : un profil statistique, Ottawa, Statistique Canada, 22 mai 2012.

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Note de bas de page 3

Women with Disabilities and Violence Fact Sheet, Réseau d'action des femmes handicapées du Canada, document non daté.

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Note de bas de page 4

Hui, J., et J. Han. Safety for Immigrant, Refugee and Non-Status Women: A Literature Review. Ending Violence Association of British Columbia, MOSAIC et Vancouver Lower Mainland Multicultural Family Support Services Society, 2009.

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Note de bas de page 5

La violence familiale au Canada : un profil statistique, Ottawa, Statistique Canada, janvier 2011.

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