Violence ou agression sexuelle

Dans la majorité des cas, la victime d'agression sexuelle connaît son agresseur ou son agresseuse. Ce peut être un parent, un collègue de travail, son « chum », son amoureux, un ami ou une autre personne de son entourage. La vaste majorité des agressions sexuelles (9 sur 10) ne sont pas signalées à la police. Cela peut s'expliquer par la honte ou l'embarras ressenti par les victimes, leur méfiance envers les autorités ou leur peur de n'être pas crues. Dans certains cas, les victimes jugent que l'incident n'était pas assez grave ou considèrent qu'il s'agit d'un problème personnel, qu'elles préfèrent régler autrement.

La personne qui est victime d'une agression sexuelle réagira différemment selon son âge, sa personnalité, la forme qu'a prise l'agression, son lien avec l'agresseur ou l'agresseuse ainsi que le degré de violence qui a été utilisé, et selon qu'il s'agisse ou non d'une première agression.

Dans les jours qui suivent, elle montrera généralement un ou plusieurs symptômes de choc :

  • Colère et agressivité envers son entourage;
  • Peur ou anxiété intense;
  • Dépression, tristesse;
  • Sautes d'humeur fréquentes;
  • Troubles du sommeil ou de l'alimentation;
  • Confusion;
  • Repli.

Ces émotions pourraient perdurer et la victime, souffrir en plus d'autres séquelles importantes à long terme.

Si une personne ayant été victime d'agression sexuelle choisit de ne pas le signaler à la police, elle peut quand même se prévaloir de certains services de soutien.

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