Lauréates de 2010

Marie Louise Fish

Entrée dans les Forces canadiennes en 1974, Marie Louise Fish a ouvert l'accès des femmes à plusieurs domaines traditionnellement masculins. Sa carrière est une suite de « premières féminines » : première officière de marine; première femme à servir en mer, dans le cadre d'un projet-pilote visant à expérimenter la mixité dans les unités navales; première à servir au sein de l'équipe de plongée d'un navire et à faire partie du contingent canadien à la marche de Nimègue - rigoureuse marche annuelle de 160 kilomètres s'étalant sur quatre jours et commémorant la libération des Pays-Bas. Mme Fish a servi en mer à une époque où les femmes étaient encore rares dans la Marine canadienne. à titre d'officière d'approvisionnement de navire, elle a suivi un entraînement ardu aux côtés de ses homologues masculins. à sa retraite de l'armée, elle a entrepris une carrière en administration de la sécurité. Elle a été la première femme à présider l'Association des chefs de sécurité dans les collèges et universités de l'Ontario. Au Collège militaire royal, à l'Université Queen's et à l'Université Trent, Mme Fish a implanté des politiques et des pratiques améliorant la sécurité des femmes et a augmenté leur représentation au sein du personnel de sécurité. Mme Fish vit à Elgin, en Ontario.

Lucille Harper

Lucille Harper défend éloquemment, et de longue date, la justice sociale et l'égalité des sexes. En tant que directrice générale de l'Antigonish Women's Resource Centre, elle a aidé des milliers d'adolescentes et de femmes depuis 1988 - femmes aux prises avec la pauvreté, la violence et l'exclusion sociale ou ayant besoin d'éducation en matière de santé. Elle a joué un rôle dans nombre d'initiatives : dans l'établissement d'un programme d'examen des victimes d'agression sexuelle, dispensé par des infirmières; ainsi que dans la création d'une équipe d'intervention auprès des victimes d'agression sexuelle, d'un centre de santé des femmes et d'un programme faisant la promotion de saines relations en milieu scolaire. Avec sa collectivité et des organismes partout en Nouvelle-écosse, elle a œuvré pour l'amélioration de la situation socioéconomique et politique des femmes, participant à la fondation d‘organismes clés. Elle demeure active dans plusieurs, dont : Women's Centres Connect! - l'association des centres de femmes de la Nouvelle-écosse, la Feminists for Just and Equitable Public Policy Association et la Coalition des femmes d'action de la Nouvelle-écosse. Au niveau national, Mme Harper a contribué au travail de l'Institut canadien de recherches sur les femmes. Mère de trois enfants maintenant adultes, elle vit avec son compagnon de vie à Pomquet, en Nouvelle-écosse.

Kerline Joseph

Kerlin Joseph est détentrice d'un doctorat en droit et travaille comme fonctionnaire à Service Canada. Son dévouement au service communautaire trouve sa source au début des années 1990. Elle fait à ce moment-là un voyage en Afrique, voyage qui lui a ouvert les yeux aux injustices que subissaient la plupart des Africaines et a suscité en elle un désir d'agir. Elle a ainsi décidé de se consacrer à la lutte contre la discrimination faite aux femmes. Mme Joseph a été l'assistante du Rapporteur spécial à la Commission africaine. Elle a également œuvré au développement et à l'adoption du Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes, un instrument juridique visant à protéger les femmes de tout le continent. En 2005, Mme Joseph a créé l'organisme Voix sans frontières, dont elle est la présidente. Cet organisme lutte contre l'isolement des immigrantes au Canada en les aidant à parfaire leurs compétences tout en les renseignant sur leurs droits et leurs responsabilités au Canada. En 2005, Mme Joseph a été candidate pour le prix John Humphrey Liberté décerné par Droits et Démocratie. Mme Joseph vit à Delson, au Québec.

Anne Michaud

Anne Michaud contribue activement à l'avancement de la cause des femmes depuis les années 1970 et défend avec passion leurs droits et leur sécurité personnelle. En 1981, elle inaugure la tenue simultanée, dans diverses villes canadiennes, des manifestations « La rue, la nuit, femmes sans peur » (Take Back The Night) qui ont toujours lieu en 2010. Pendant son mandat à la Ville de Montréal, Mme Michaud a travaillé en partenariat avec les acteurs montréalais au développement de pratiques qui ont positionné   Montréal comme chef de file en matière de sécurité des femmes en milieu urbain. En 1996, à titre de membre de la délégation canadienne au Sommet des villes des Nations Unies, à Istanbul, Mme Michaud a participé aux négociations concernant l'égalité entre les sexes dans le contexte de la gouvernance locale. En 2002, elle a cofondé « Femmes et villes international », un réseau de diffusion des connaissances et des pratiques en matière de sécurité des femmes et d'égalité des sexes en contexte urbain. Cette initiative a été reconnue par le Fonds des Nations Unies pour les Femmes (UNIFEM) pour son leadership parmi les réseaux non gouvernementaux œuvrant à éliminer la violence faite aux femmes. Mme Michaud vit à Montréal, au Québec.

Barbara Mowat

Barbara Mowat est une spécialiste du commerce et du développement international des affaires qui s'emploie à donner aux femmes les moyens de réussir en affaires. Mme Mowat est présidente d'Impact Communications Ltd. Elle a fondé et publié Home Business Report, le premier magazine canadien destiné aux micro-entreprises. Elle a créé les Uniquely Programs, qui ont aidé 12 000 entreprises canadiennes, la majorité appartenant à des femmes, à élargir leurs débouchés au Canada et sur les quatre continents. Elle préside la section vancouvéroise de la Women Presidents' Organization, un organisme au service des présidentes et des premières dirigeantes de grandes sociétés. Mme Mowat a œuvré de multiples façons au développement commercial, y compris en qualité de membre du premier conseil consultatif de la Global Banking Alliance for Women. Elle est propriétaire d'une entreprise certifiée « à propriété féminine » par WEConnect Canada, siège au Global Membership Circle de la Fondation Cherie Blair pour les femmes et a reçu en 1993 le Prix canadien de l'entrepreneuriat féminin dans la catégorie Impact, pour ses retombées sur l'économie locale. Le travail de Mme Mowat sur la scène internationale stimule l'entrepreneuriat féminin dans les pays en développement, notamment en Afghanistan, où elle a dirigé un projet spécial des Nations Unies. Mme Mowat vit à Abbotsford, en Colombie-Britannique.

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